L’Observatoire québécois des inégalités relevait le 10 février 2026 les inégalités croissantes qui existent en matière d’abordabilité des coûts de logement au sein du groupe des 65 ans et plus selon un rapport interne et des données du recensement de la population de 2021.
L’avancement en âge rend plus vulnérable face à l’inabordabilité des logements. Quelque 20,1% des aînés de 65 ans et plus vivent dans un logement au-dessus de leurs moyens avec leurs revenus de retraite.
Selon L’Observatoire, le logement est inabordable pour un peu plus de la moitié des ménages composés de personnes âgées de 65 ans et plus qui font partie des 20 % les plus pauvres. Par ailleurs, selon cette même analyse, l’inabordabilité concerne davantage les personnes aînées qui vivent seules (33,2 %) par rapport à celles qui vivent en couple (6,5%).
Pas étonnant que pour plusieurs la retraite rime avec l’itinérance. À partir du dénombrement réalisé dans la nuit du 11 au 12 octobre 2022, il est estimé que 6,5 % des personnes en situation d’itinérance visible étaient âgées de 65 ans et plus et 29 % étaient âgées de 50 à 64 ans. (Source : MSSS (2023). Dénombrement des personnes en situation d’itinérance visible au Québec)
Toit à moi, avec l’aide de ses donateurs et donatrices, consacre ses efforts à loger les personnes de 55 ans et plus pour qu’elles vieillissent dans la sécurité et la dignité.
https://observatoiredesinegalites.com/les-personnes-ainees-ne-sont-pas-a-labri-de-la-crise-du-logement
Des centaines de milliers de Québécois ont vécu de l’itinérance ou des évictions, selon un récent rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).
Selon des données récoltées entre 2017 et 2022, dans 9 % des ménages, la personne de référence a vécu au moins une période d’itinérance au cours de sa vie. Les causes les plus souvent mentionnées sont les problèmes relationnels ou interpersonnels (45 %) ou les problèmes financiers (36 %). De plus, environ 5 % des ménages de la province ont déjà été contraints de déménager d’un logement loué, ajoute le rapport. Le principal motif de l’éviction est la reprise du logement par un propriétaire pour un usage personnel, évoqué dans 40 % des cas.
Pour le Québec, cela représente plus de 337 000 personnes qui ont connu un épisode d’itinérance et quelque 187 000 ménages qui ont déjà subi les conséquences d’un déménagement forcé.
Vivre des moments difficiles et connaître l’instabilité résidentielle peut arriver à n’importe qui. C’est pourquoi la communauté de Toit à moi est si importante pour aider celles et ceux qui se retrouvent à la rue. Merci de faire partie de cette collectivité!
💛 Merci de faire partie de cette communauté.
Un locataire sur 5 peine à payer son loyer au Québec, nous apprenait récemment l’organisme Vivre en Ville qui a commandé un sondage Léger sur la question.
À l’échelle du Québec, cela concernerait plus de 700 000 personnes. «Ces chiffres sont un signal d’alarme… ce n’est plus une crise isolée, c’est une urgence sociale qui frappe le Québec de plein fouet», affirme Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.
Si l’étude démontre que les travailleurs de 35-54 ans ont eux même de la difficulté à payer leur loyer, un nombre important de personnes de 55 ans et plus affirment être dans la même situation. Cette difficulté à joindre les deux bouts est un indicateur des risques reliés à la pauvreté, aux coûts élevés des loyers et à la perte de son autonomie qui conduit vers l’itinérance.
Toit à moi combat la pauvreté, avec ses donateurs et donatrices, pour rendre abordables plus de logements plus rapidement. Pour vivre et vieillir en sécurité.
